
Nos besoins en protéines en péri et post ménopause
Pré et post ménopause, nos besoins en protéines sont plus élevés. Cela est vrai pour les sportives, mais aussi pour celles qui ont moins d’activité physique.
S’il y a bien une chose qui peut nous apporter gros en matière de santé, c'est le fait d’avoir un apport suffisant en protéines. Que nous soyons sportive ou simplement soucieuse de notre santé, les recommandations classiques (0,8 g/kg/jour) sont désormais jugées insuffisantes pour la santé des femmes après 40 ans.
1. Les nouveaux chiffres clés
La recherche actuelle montre qu'une consommation plus élevée de protéines est une stratégie fondamentale pour un vieillissement en bonne santé.
Pour toutes les femmes : Visez 1,2 à 1,6 g de protéines par kg de poids corporel par jour. Des études montrent que les femmes consommant environ 1,1 g/kg/j ont déjà un meilleur équilibre, une marche plus rapide et significativement moins de fractures au cours de leur vie que celles qui s'en tiennent au minimum de 0,8g/kg/j.
Pour les sportives et femmes actives : L'International Society of Sports Nutrition (ISSN) recommande désormais une fourchette de 1,4 à 2,2 g/kg/jour. Les femmes sportives en péri et post-ménopause devraient viser délibérément le haut de cette fourchette (vers 2,2 g/kg), quel que soit leur sport.
2. Le défi de la « résistance anabolique »
Pourquoi de tels besoins ? La chute des œstrogènes entraîne une résistance anabolique : nos muscles deviennent moins sensibles aux signaux de croissance envoyés par l'exercice. Pour contrer la sarcopénie (perte de masse musculaire) et maintenir le rôle de « bouclier » de nos muscles pour nos os, il faut augmenter l'apport en acides aminés essentiels. Les protéines ne servent pas qu'aux muscles : elles sont cruciales pour la résilience des tendons et des ligaments, fragilisés par le déclin hormonal.
3. Au-delà de la quantité : le timing est important
Essayez de répartir vos protéines sur la journée :
Le seuil des 30 g : Pour favoriser la synthèse musculaire après la ménopause, chaque repas doit idéalement apporter environ 30 g de protéines de haute qualité.
L'importance du petit-déjeuner : C'est souvent le repas le plus pauvre en protéines. Ajouter une source de qualité dès le matin est une stratégie simple pour atteindre nos objectifs et améliorer la satiété.
4. Halte aux idées reçues !
Il est temps de rassurer : chez les personnes en bonne santé, un régime riche en protéines (2,2 g/kg/j) n'est pas associé à des effets délétères sur les reins. Côté osseux, les protéines sont bénéfiques pour la densité minérale, à condition que votre apport en calcium soit adéquat (1000 à 1200 mg/jour).
En résumé : Nos muscles et nos os dépendent de cet apport. En couplant une nutrition riche en protéines à un entraînement de renforcement musculaire, on vise une réelle protection de notre masse musculaire et de notre masse osseuse.
Sources citées :
A Comprehensive Literature Review of Prevention of Osteoporosis and Sarcopenia in Older Adults (2025).
Hormonal Shifts and Structural Strain: A Literature Review of Menopause and Perimenopause (2026).
Phillips SM, et al. — Protein “requirements” beyond the RDA: implications for optimizing health (2016).
ISSN — Nutritional Concerns of the Female Athlete (2023).
Weight Lifted in Strength Training Predicts Bone Change in Postmenopausal Women (2003).
Gregorio L, et al. — Adequate dietary protein is associated with better physical performance among post-menopausal women 60–90 years (2014).
Besoin d’en savoir plus ?
Découvre nos autres articles.


