(Péri)Ménopause : pourquoi est-ce qu’on prend du ventre ? Comment le perdre ?

Si vous lisez ceci, c’est sans doute que, comme nous, vous avez remarqué que votre corps semble jouer selon de nouvelles règles. Un petit ventre s'est installé, nos vêtements se font plus serrés à la taille. Et pourtant, nous n’avons rien changé ni à nos habitudes alimentaires, ni à notre activité physique.

Notre corps ne répond plus comme avant malgré nos efforts, et ce n’est pas notre imagination. C'est parce que les changements hormonaux ont modifié les règles du jeu. Ce qui fonctionnait à 35 ans ne marche plus pour notre nouveau métabolisme. Mais la très bonne nouvelle c’est qu’il y a des solutions. Nous allons vous expliquer tout ça dans cet article.

Chez Éclora, nous savons que la période de la périménopause et de la ménopause peut être déroutante, voir très difficile à vivre selon les symptômes. Notre corps doit s'adapter à un immense bouleversement hormonal.

Aujourd'hui, nous voulions parler entre nous de ce ventre de la ménopause, non pas pour en rajouter une couche sur les injonctions esthétiques (nous en avons déjà assez), mais pour comprendre ce qui se passe dans notre corps, les implications pour notre santé, et ce qu’on peut faire.

Pourquoi notre ventre change-t-il maintenant ?

Non, ce n'est pas un manque de volonté ! Durant la transition vers la ménopause, qui peut commencer bien avant l'arrêt de nos règles (jusqu’à 10 ans), la chute des œstrogènes modifie la façon dont nous stockons les graisses dans notre corps.

Alors que nos hormones favorisaient auparavant davantage le stockage au niveau des hanches et des cuisses, ce nouvel équilibre hormonal tend à favoriser l’accumulation de graisse au niveau abdominal. Ce changement peut également s’accompagner d’une augmentation de la résistance à l’insuline. En clair : notre organisme devient moins sensible à l’action de l’insuline et régule moins efficacement le glucose, ce qui peut favoriser le stockage des graisses, notamment au niveau abdominal.

La graisse viscérale : qu’est-ce que c’est ?

Contrairement à la graisse sous-cutanée, la graisse viscérale se situe en profondeur, autour de nos organes.

Il est important de savoir que cette graisse est « active » sur le plan métabolique. Elle produit notamment des substances impliquées dans l’inflammation et, lorsqu’elle est présente en excès, elle est associée à une augmentation des risques cardiovasculaires et métaboliques. Finalement, ce changement au niveau du ventre peut être vu comme le signe que notre corps a besoin de trouver un nouvel équilibre métabolique.

Une bonne nouvelle cependant : notre organisme possède déjà un système particulièrement efficace pour gérer le glucose. Après un repas, nos muscles jouent un rôle majeur dans la captation du glucose sous l’action de l’insuline. Ce mécanisme peut devenir moins efficace avec les changements hormonaux de la périménopause et de la ménopause. Mais nos muscles restent un levier puissant pour améliorer notre métabolisme, à condition de les solliciter de la bonne manière !

Pourquoi les exercices « brûle graisse » qui ciblent le ventre ne marchent pas

Nous avons toutes été bercées par l'idée qu'on pouvait « cibler » le gras du ventre avec des séries d'abdominaux. C’est un mythe. Faire des abdos renforcera nos muscles sous la graisse, mais ne fera pas fondre celle-ci localement. Ce n’est pas comme ça que fonctionne l’utilisation des graisses dans le corps. Cibler localement ne marche pas, il faut un changement global.

La solution : remettre nos muscles au cœur de notre santé métabolique

Pour réduire cette graisse viscérale et soutenir notre santé métabolique, nous devons changer de stratégie. L’un des leviers les plus puissants, c’est le renforcement musculaire. Et c’est exactement ce que nous vous proposons chez Éclora.

Pourquoi ? Parce que nos muscles sont de véritables « éponges à glucose ». Ils jouent un rôle majeur dans l’utilisation du glucose par notre organisme. Après un repas, ils captent une grande partie du glucose circulant dans le sang.

En entretenant notre masse musculaire et, surtout, en la faisant travailler régulièrement, nous améliorons la capacité de nos muscles à utiliser le glucose et leur sensibilité à l’insuline. Le renforcement musculaire contribue ainsi à améliorer notre santé métabolique et participe à la réduction de la graisse viscérale.

Priorité aux grands groupes musculaires

Si nous voulons un résultat métabolique puissant, il est bien plus efficace de travailler notre corps tout entier, et en particulier nos jambes et nos fessiers que nos abdos. Les exercices globaux comme les variantes du squat ou du soulevé de terre mobilisent les plus gros muscles de notre corps. Ce sont eux qui créent le signal le plus fort pour arrêter de stocker la graisse viscérale.

Sans oublier les briques : les protéines

Pour que nos muscles fassent ce travail de « nettoyage » métabolique, nous devons les nourrir. La recherche est formelle : avec l'âge, et particulièrement suite aux changements hormonaux péri et post ménopause, il est plus difficile de développer nos muscles. Il nous faut plus de protéines pour obtenir le même résultat qu'à 30 ans.

Nous avons besoin de plus de protéines : entre 1,2 g et 1,6 g de protéines par kilo de poids de corps chaque jour. Et pour les celles qui font du sport, c’est encore plus : jusqu’à 2,2g (source : International Society of Sports Nutrition). C’est le matériau indispensable pour construire ce bouclier musculaire qui va protéger tout notre corps.

En résumé : soyons fortes

On nous a trop souvent dit de faire des sports « doux » passé 50 ans. Mais en fait nos muscles et nos os ont soif d'intensité pour rester solides après la ménopause.

En soulevant des poids et en bougeant globalement, nous allons gagner bien plus qu’un ventre plus plat : nous allons gagner en vitalité et en force. Nous pouvons retrouver un nouvel équilibre métabolique, même avec les changements hormonaux. Et la base de ce nouvel équilibre, c’est le renforcement musculaire.